Mes méchantes petites ballerines m'ont fait si mal aux pieds que les voilà punies. Au coin les Louboutin! Vous n'êtes pas prêtes de ressortir du placard (du moins jusqu'à ce que mes ampoules soient cicatrisées)
dimanche 31 janvier 2010
Méchantes filles
Mes méchantes petites ballerines m'ont fait si mal aux pieds que les voilà punies. Au coin les Louboutin! Vous n'êtes pas prêtes de ressortir du placard (du moins jusqu'à ce que mes ampoules soient cicatrisées)
mercredi 27 janvier 2010
Les aléas du direct
Une dizaine de jours par mois, je tiens une chronique de 5 minutes sur une radio nationale avec laquelle mon journal a un partenariat. Cela se passe à distance, dans une petite cabine insonorisée avec une connection sécurisée. Cela fait maintenant trois ans que je cause dans le poste... Et pourtant, c'est toujours une abondante source de stress.
C'est tôt, très tôt... Si je ne suis pas levée à 6 heures, cela s'annonce mal et si je n'ai pas quitté la maison à 6h45, je vais au devant de graves ennuis. Mes petites affaires sont prêtes la veille au soir - ce n'est pas ce jour-là que j'ai le temps de faire la coquette et d'essayer un assemblage pointu.
7h15, je suis devant mon ordinateur.
le thème a été décidé la veille avec le présentateur de la matinale, mais la chronique contient une bonne part d'actualité. Il me faut donc, en une demie heure chrono, dépouiller la presse, les fils d'agence, faire un petit brainstorming avec mon collègue de permanence, affiner un angle, écrire, d'une manière aussi claire que possible pour éviter les euhhhh à l'antenne, mais pour que mon texte ait l'air à la fois maîtrisé et naturel... Et autant que faire se peut être pétillante et pleine d'entrain.
Et tout ce temps là, j'ai peur : peur que la liaison soit rompue, peur de ne pas trouver mes mots, peur de passer à côté du sujet, peur du lieu commun, ou de l'erreur sur les faits...Ou pire, peut de ne pas être à l'heure dans ma petite cabine. Un blanc, même de 10 secondes, en radio, c'est long... Mais c'est une peur stimulante, agréable, une tension délicieuse. Comme un rendez-vous. J'ai rendez-vous avec des gens qui se rasent, des gens dans les embouteillages, des auditeurs attentifs et d'autres, plus réticents, que je vais essayer de mettre dans ma poche.
Alors, je me prépare.
Ce moment est rare et suspendu. La rédaction est déserte, à part la dame du ménage, un permanencier et une souris qui en profite pour piller nos réserves de chocolat. L'open space est plongée dans la pénombre. Je prends mon premier thé de la journée pour essayer de m'éclaircir la voix, j'écris, je lis à haute voix, je reformule si une phrase me fait buter (règle numéro un : ne jamais s'acharner sur une phrase qui ne veut pas passer).
7h45 : Coup de feu, je suis fin prête, lance une impression en gros caractères de mes notes, je connecte la ligne, mets mon casque, règle le micro, vérifie les niveaux sonores, le retour. Petit test de voix avec le technicien. Je lui transmets le lancement pour que le présentateur sache où je l'emmène.
C'est parti. C'est du direct. Une inspiration et 5 minutes en apesanteur, à appuyer mes mots de grands gestes dans mon bocal. Je prends mon texte à bras le corps, j'essaie de lui donner vie, de le mener à son terme sans faiblir, en respirant comme un sportif, en posant ma voix pour qu'elle ne parte pas dans les aigus.
C'est fini. La tension retombe. La rédaction se peuple, le jour se lève, la magie du direct s'estompe doucement, jusqu'à la prochaine fois.
dimanche 24 janvier 2010
Petit coing de paradis
C'est vrai qu'il n'est pas sexy.
Tout bosselé, Le teint jaune et tout taché, la peau duveteuse qui pèle, complètement passé de mode et avec ça, un coeur dur comme du bois.
Pourtant, ce matin, j'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai préparé trois petits coings qui sont allés rejoindre dans une casserole trois poires un peu trop mûres.
Bien sûr, j'ai oublié la casserole sur le feu, mais juste ce qu'il faut pour que le tout caramélise.
Ca embaume toute la maison.
Ce soir, pour mettre un peu de bonheur dans un dimanche bien maussade, il ya aura cette délicieuse compote acidulée et légèrement grumeleuse... Un petit coing de paradis rétro.
vendredi 22 janvier 2010
Project Uniform : un an - une robe...





Ca dure depuis mai 2009, ça marche, et ça fait travailler l'imagination. Sheena Matheiken, designer américaine, poursuit son projet : The uniform project.
L'idée : avec une seule robe noire, inspirée de l'uniforme scolaire qu'elle portait enfant, en Inde, elle va faire un tour de calendrier. Côté accessoires et pièces rapportées, tous les coups sont permis. Elle lance des appels aux dons pour les chapeaux, broches, ceintures... Mais aussi pour un projet scolaire en Inde, la vraie finalité du projet. Classe académique, non ?
jeudi 21 janvier 2010
Mange un muffin, ça ira mieux
Temps de stress dans l'open space. La presse est en crise et ma rédaction, comme les autres, est sur les nerfs. Plutôt que de la voir sombrer dans l'alcoolisme (une maladie professionnelle, c'est ce qu'on m'a enseigné à l'école de journalisme), je préfère mettre la main à la pâte. Voici la livraison du jour. Muffins myrtilles et noisettes.
Prends un muffin, ça ira mieux! Allez!
On cesse de maugréer et on se remet à son enquête, maintenant. Mais on ne parle pas la bouche pleine au téléphone!
Missed Connections

Petites merveilles pétillantes et facétieuses: ces dessins de Sophie Blackhall, qui illustre les messages des rencontres manquées à New York du site américain de petites annonces Craiglist.
Plus poétique que les messages en sms de "20 Minutes", non ?
mercredi 20 janvier 2010
Ma vie de flou

10 ans de travail sur ordinateur et un mauvais tirage génétique ont eu raison de mes yeux : je suis myope depuis quelques années et c'est de pire en pire.
Cela doit-il m'obliger à corriger ma vue ? Si j'étais disciplinée et rationnelle, c'est sans doute ce que je ferais. Mais je ne peux pas mettre de lentilles, car j'ai les yeux aussi secs que le coeur... Et les lunettes, selon les modèles, me donnent l'air d'une secrétaire perverse, d'une matheuse cubant sa prépa ou du "Aignan" du petit Nicolas en fille. Mon dernier choix de monture a été si calamiteux (rondes et blanches translucides, je ressemble à Jean Roucas) que mes lunettes restent gentiment au fond de mon sac. Même au cinéma, j'attends que la salle soit noire pour les sortir.
Alors, je renonce à lutter contre ma myopie et tant pis si ma gentille collègue Ludivine m'en veut depuis que je l'ai appelé Bernard, du nom d'un éditeur alcoolique au cheveu rare et gras avec lequelle je l'ai confondu de manière totalement injuste. Tant pis si, lors de mon dernier entretien d'embauche, j'ai ignoré superbement ET PENDANT TROIS BONNES MINUTES la gentille red'chef qui devait me recevoir et qui m'attendait à l'autre bout du hall en me regardant fixement. Tant pis si je demande systématiquement à mon voisin d'open space si c'est bien l'infographiste qui vient de passer dans le couloir (La réponse est, dans 90% des cas : "non, c'était le chef de pub/le laveur de carreaux/la dame de la compta/un ours polaire", je sens qu'il va exploser).
J'assume ma myopie qui présente finalement de nombreux avantages. J'ai l'air de rêver en permanence puisque je ne fixe rien. Dans mon monde flou, il n'y a ni voitures, ni publicités. Les lumières se diffusent en halos, le moindre paysage ressemble à un sfumato de Leonard de Vinci et la brume est permanente.
Mes vis-à-vis du métro sont tous beaux et je n'ai pas de rides. J'ai trouvé le Photoshop du quotidien.
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